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Directive Omnibus et CSRD : revue de presse des réactions à l’allègement réglementaire ESG, et pourquoi la durabilité reste un levier stratégique.
Le projet en chiffres
Alors que la Commission européenne a publié le 26 février 2025 son paquet législatif « Omnibus », visant à simplifier certaines réglementations dont la directive CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), le Sénat français a voté le 10 mars 2025 un report de 4 ans de sa mise en œuvre pour les entreprises concernées. De nombreuses voix s’élèvent contre ce qu’elles perçoivent comme un recul de l’ambition climatique et sociale de l’Europe.
Cette revue de presse synthétise les principales réactions — acteurs économiques, société civile, experts — afin d’éclairer les enjeux de fond. Faut-il vraiment alléger les obligations ESG ? Et les entreprises doivent-elles suivre ce mouvement, ou y résister pour transformer la durabilité en avantage stratégique ?
Les ONG et la société civile vent dembout contre l’Omnibus
Plus de 160 organisations (dont Sherpa, ClientEarth, WWF) dénoncent une remise en question du devoir de vigilance et de la responsabilité des entreprises sur leurs chaînes d’approvisionnement, et alertent sur un risque de « démobilisation » générale sur la durabilité.
Des juristes dénoncent un affaiblissement du Green Deal
Des juristes de ClientEarth fustigent un processus trop rapide, sans consultation ni évaluation d’impact, et un recul dans la lutte contre les atteintes environnementales — au risque de fragiliser la compétitivité à long terme des entreprises européennes.
Des entreprises encore mitigées sur les impacts
Entre allègement des charges administratives, quête de compétitivité et de croissance, les entreprises restent divisées. En excluant 80 % d’entre elles du périmètre du reporting, l’Omnibus pourrait aussi les priver d’opportunités de croissance et d’innovation à long terme.
Des investisseurs inquiets de perdre des opportunités
Si l’objectif est de préserver la compétitivité européenne, un moindre engagement sur la durabilité pourrait s’avérer contre-productif, en éloignant les investisseurs de secteurs porteurs d’innovation verte comme l’industrie.
L’Union européenne n’abandonne pas ses efforts
Le même jour, Ursula von der Leyen a dévoilé une stratégie de décarbonation de l’industrie européenne — le « Pacte pour une industrie propre » — visant à mobiliser 100 milliards d’euros. Un signal qui incite les entreprises à poursuivre leur transition.
Au-delà des aléas réglementaires, l’ESG améliore les décisions stratégiques
Un article de décembre déconstruit les idées reçues (« trop lourd, trop complexe, trop cher, inefficace ») : le reporting ESG est un outil d’analyse stratégique, au même titre qu’un SWOT ou un PESTEL — un sujet d’hygiène de l’entreprise. Et pour bien piloter, il faut savoir où l’on en est.
Chez Sideby, qu’en pensons-nous ?
Nous avons la conviction qu’il ne faut pas se limiter au cadre. Malgré ces allègements, l’ESG demeure un levier stratégique important. Au-delà de la conformité, structurer le pilotage de la durabilité renforce la compétitivité, attire les investisseurs et répond aux attentes croissantes des parties prenantes.
C’est l’objet d’un webinaire coorganisé avec notre partenaire Ascend — « CSRD, Omnibus et Pilotage de la durabilité : on arrête tout ? » — pour transformer la durabilité en opportunité stratégique. [lien(s) à re-router vers sideby.fr]


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